Cloud et secteur public ne sont pas antinomiques. Dès aujourd’hui, de nombreuses organisations publiques françaises – collectivités locales et territoriales, établissements éducatifs, établissements de santé – ont déjà mis en œuvre des solutions de type SaaS, pour des raisons très pragmatiques. De la même façon que les entreprises ont externalisé les fonctions non « cœur de métier », les établissements publics, auxquels il est demandé d’améliorer la relation à l’usager tout en diminuant leurs coûts, doivent eux aussi mener une réflexion approfondie sur les bénéfices – et les contraintes – de l’externalisation.
Quel intérêt y a-t-il, par exemple, à gérer son propre système de messagerie, quand des prestataires offrent un service de qualité, disponible et sécurisé, pour un coût minime ? Le métier d’un agent de la fonction publique est d’assurer un service à l’usager, en s’appuyant le cas échéant sur des solutions informatiques spécifiques, pas de réinventer l’informatique de commodité.
Le gouvernement vient en outre appuyer cette réflexion, en favorisant la mutualisation et la rationalisation. Ainsi le premier CIMAP (Comité interministériel pour la modernisation de l’action publique, qui succède aux comités issus à la fois de la DISIC et de la DGME), qui s’est tenu aujourd’hui sous l’égide du Premier Ministre, s’est fixé comme objectif d’accélérer la transition numérique du service public, aux fins de modernisation et de simplification.
La plupart des pistes évoquées résonnent avec le Cloud, public ou privé. Au Cloud public, les fonctions relativement génériques. Au Cloud privé, la mutualisation de services et de données spécifiques. La « cohérence des systèmes d’information », la volonté de « moderniser et mutualiser les infrastructures techniques », la création d’un « magasin d’applications partagées », la priorité donnée aux « services pratiques sur mobiles », toutes choses évoquées dans le rapport du CIMAP, plaident en ce sens.
Les Ministères devront étudier ces pistes et remettre leurs conclusions dans le courant de 2013. Rendez-vous à ce moment !









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